Pourquoi j'écris

Mis à jour : avr. 11

POURQUOI J’ECRIS : aller de plus en plus vers une retranscription de l’indicible.

Au début il y a une image

Je me vois sur une montagne, vous savez au moment où il ne reste sur la montagne qu’une partie pierreuse. Il ne fait pas froid, mais ce n’est pas l’été, la chaleur n’est pas écrasante, peut être aussi est-ce l’altitude qui rend l’air plus frais, il y a une belle luminosité. Et cette pierraille, c’est mon chemin du moment. L’aridité ambiante ne me rends pas triste, j’avance, et j’ai de l’énergie pour monter. Plus on monte plus l’air se raréfie, c’est normal. Et je me dis que l’important, c’est justement ce sentiment intérieur, d’avancer, de monter, et que donc je suis à ma place sur ce chemin, même rude. Cela ne veut pas dire que je ne préfèrerais pas un peu plus de verdure et de belle fraîcheur, mais la simple constatation d’aller bien sur ce chemin aride pour l’instant que suffit et se suffit à soi-même, à ce moment précis je veux dire.


Ce que je veux dire, m’exprimer

Voilà en quoi je peux dire pourquoi j’écris, pour décrire ce que je vois. Pour décrire des sentiments qui sont attachés à ce que je vois, parce que cela fait plaisir de pouvoir mettre des mots là-dessus, c’est en profiter encore plus. C’est une double rasade : ce que l’on voit, et les mots pour le décrire.

Ecrire, c’est aussi se rapprocher de ceux qui enchantent par les mots. Dont on peut dire youah ! Il ou elle a bien vu cela, quelle claire voyance. Et ils sont nombreux cette cohorte de diseurs de mots, sous toutes les formes, de toutes les manières.

Dans claire voyance, il y a le mot claire, clarté, illuminer, rendre son charme aux choses, rendre leur noblesse.

Et si écrire était redonner de la noblesse et du charme, réenchanter les choses, les personnes, les évènements, les lieux, ce qui nous anime. Redonner vie finalement, une deuxième vie aux choses et aux évènements.


Etre dans l’univers. Se rappeler et rappeler au lecteur, que l’on y ait dans cet univers.

Ecrire est donc l’histoire d’un instant, l’écrivain peut retranscrire le temps, et donc l’espace, il « retranscrit » les choses, c’est son rôle, non pas un journaliste, mais il retranscrit des sensations, des sentiments, de l’énergie (je pense aux hussards sur le toit et ses descriptions époustouflantes , a l’étranger de Camus, un livre dont on dit à la fin, à oui je comprends, c’est un alchimiste, comment arriver à retranscrire cela, c’est quasiment retranscrire d’indiscible...

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